mardi 20 août 2013

Le cas Shiseido/Shu Uemura

Bonjour mes poupées, aujourd'hui, je vous reviens avec "Le Cas", la série d'article qui vous apprends juste à ne plus penser qu'une marque ressemble à une autre et ainsi de suite, non ici, on apprends leurs histoires et a vraiment connaître leurs identités. Et si je suis là à vous proposer ma petite patte , c'est également parce que j'ai beaucoup de choses à dire sur ces marques et que parfois les idées arrivent d'un coup comme ce cas d'ailleurs auquel je n'avais absolument pas pensé et pourtant...


Et pourtant, oui, la ressemblance entre ces deux marques peut-être vite troublante, jusqu'à aller se demander qui fait quoi et là, je suis là pour vous aider tout l'été à répondre à cette question. Toutefois, il faut savoir que l'édition "le cas" se terminera une semaine après la date prévue car, comme je vous l'ai dit plus haut, je n'avais pas prévu ces marques et cela semble pourtant si évident, vous aurez donc 6 "Le cas" au lieu de 5 prévus initialement, c'est pas beau ça ?! Parce que, il faut se le dire entre beauty addict, vous trouvez pas que les connotations Asiatiques des deux marques intriguent ? On a l'impression que ce sont des cousines Japonaises et pourtant, je vais vous prouver qu'elles sont plus Germaines (bon, on est bien d'accord, elles sont Asiatiques, pas Allemandes) que cousines qui passent chaque été à la campagne, vous avez compris le genre ?


Shiseido est à la base une pharmacie qui se veut révolutionnaire dans un pays empreint de tradition comme le Japon. Comme celle-ci s'inspire des pharmacopés occidentales, elle permet au pays d'évoluer avec son temps et de donner un nouvelle ère de modernité à des traditions ancestrales. M. Fukuhara, son créateur, n'est autre qu'un ancien pharmacien de la marine et c'est en profitant du changement de nom de la capitale (Edo devient Tokyo) qu'il installe la base de sa pharmacie à Ginza, un quartier animée de la ville. Le premier produit qu'il introduit au Japon fut le dentifrice présenté dans une petite boîte qui aura un succès plutôt bon. Toutefois, pour toujours plus attirer les consommatrices avide d'innovations, M. Fukuhara décide de créé des cosmétiques. C'est ainsi que née Eudermine en 1897, une émulsion pour le visage qui aura un tel succès qu'elle se vendra encore durant un siècle. Par la suite naitront des produits comme la poudre de riz revisitée par M. Fukuhara qui deviendra la Skin-Tone. En 1916, la marque prends un tournant décisif et est reprise par le fils de M.Fukuhara, Shinzo. Il décide de créer un logo, des publicités et de mettre en avant la cosmétique japonaise comme jamais auparavant et c'est ainsi que Shiseido devint un parfait exemple du pouvoir occidentale sur la tradition. Malgré cela, la marque a toujours su garder cette part de nostalgie.


En observant ce visuel, on voit que la marque a bien évolué tout en gardant son origine asiatique et cela se voit dans les visuels actuels : très peu de représentantes occidentales, une beauté traditionnelle et moderne à la fois de la Japonaise,... Shiseido est une marque qui possède une telle histoire qu'il met difficile de ne pas l'apprécier. Elle possède une identité et une force d'innovations impressionnante quand on y réfléchit : c'est l'une des seuls marques à avoir révolutionner la poudre de riz que l'on trouve dans des formules matifiantes, créatrice de la première gamme de maquillage solaire,... Shiseido a révolutionner avec de l'ancien et même si la marque ne dévoile pas d'innovations toutes les 5 minutes, elle créer toujours l'apothéose en proposant des produits uniques avec une véritable histoire. Une marque qui possède du caractère, de la nostalgie, une marque de femmes très forte moralement, qui savent ce qu'elles veulent, une marque qui plonge un pied dans le traditionnelle et l'autre dans le moderne.


Shu Uemura n'est d'abord pas une marque, mais le nom d'un jeune homme japonais née en 1928 qui rêve d'être acteur à Hollywood. Subissant une grave maladie et n'ayant plus les forces nécessaires à la réalisation d'une carrière cinématographique, il décide de changer de cap et le trouve assez rapidement au sein d'un métier qui se veut créatif, le maquillage. C'est alors qu'il intégre la Tokyo Beauty Academy et se trouve être le seul garçon d'une classe de 130 élèves, il a alors une vingtaine d'années. C'est en 1955 que les choses s'accèlérent puisque un artiste maquilleur cherche un assistant masculin pour travailler sur une production hollywoodienne, Joe Butterfly et décide d'aller dans son école pour recruter. Mais c'est en 1964 que sa carrière prends son envol dans le film My Geisha en réalisant la transformation de Shirley MacLaine en geisha. Il devient alors une star et se liera même d'amitié avec Frank Sinatra qui lui offrira une malette de maquillage estampillée "Shu Shu Baby". En 1965, le maquilleur des stars créer la Shu Uemura Makeup Institute au Japon, un studio maquillage qui permettra aux nombreux étudiants de découvrir la technicité de son créateur ainsi que des trouvailles américaines. Par la suite, en 1967, il décide de créer la société Japan Makeup Inc. qui permet au marché Nippon de découvrir les cosmétiques provenant des States avec une pépite qui n'est autre que le unmask, produit qui servira de base à la célèbre huile démaquillante. Il devient par la suite le premier créateur de maquillage de mode et décide de créer des soins cosmétiques avec sa nouvelle société JM Laboratories Inc. et c'est enfin en 1983 que née la première boutique Shu Uemura à Omotesando.


Shu Uemura est, elle, de par son histoire une marque empli de dates très importantes et très rapprochées. Fort d'une expérience incroyable, le maquilleur a imposé un style très photogénique, très artistique. Rien qu'à voir ce visuel pour le collection Printemps 2013, on comprends que la marque se veut lumineuse et créative. Beaucoup de couleurs, des packagings très travaillées avec beaucoup de goûts, des collaborations avec des dessinatrices mangas pour le design de l'huile démaquillante de la marque (l'une des premières huiles démaquillantes vendues dans le monde) avec comme principaux artistes Moyocco Anno (auteure de Sakuran et Chocola et Vanilla) ou Lisa Kohno. Une marque qui, elle aussi, ne possède pas énormément de produis phares, mais le peu suffit largement. Elle peut se targuer d'avoir une allure moderne, très occidentale en gardant l'esprit Tokyoïte du monde moderne dans l'esprit manga. Les visuels publicitaires et le site en général reste assez épurée, mais laisse de l'espace à la couleur et à la création.


Pour ce côté si similaire ?

Les marques étant toutes deux japonaises (et là je peux vous le confirmer après des heures de recherches) et possédant toutes deux des noms de marques débutant par Sh-, on a tendance à vite les assimiler alors qu'elles sont très différentes de par leur conception de la beauté. D'un côté, on a un esprit traditionnelle avec une envie de toucher le monde moderne et de l'autre, on a une esprit créatif avec une envie également de toucher le monde moderne. Les points qui les assimilient sont surtout par le travail acharné, que ce soit par le poids des années ou du travail réalisé et par l'envie de moderniser un Japon autrefois très traditionnel. Les marques se complètes aisément, on peut même oser dire que Shiseido offre une bougie (pas le flambeau, car la marque existe encore) à Shu Uemura et chacune d'entre elles touchent un public différent.

 Pour terminer cet article, rien de mieux que de définir chacune des marques grâce à une phrase...

 

Shiseido :

Marque créé dans le but d'offrir au Japon qui vient de voir la fin de l'ère Edo, un peu du monde Occidental et de révolutionner le maquillage et la cosmétique Asiatique traditionnelle, mais cela en douceur. Ce n'est pas pour rien que Shiseido signifie Institution.



Shu Uemura :

Marque qui, elle aussi, veut révolutionner l'image du Japon en l'a confrontant à l'ère moderne avec, pour objectif d'offrir des produits innovants, créatifs et originaux tout en gardant l'envie d'un travail bien fait.

2 commentaires:

  1. Shiseido et.... Serge Lutens, à une époque les visuels étaient époustouflants, bien loin des photos édulcorées d'aujourd'hui. En tout cas deux marques intéressantes même si elles suivent - trop - les codes actuels ( le visuel Shiseido photoshopé en témoigne, la collection de printemps Shu Uemura aussi ), bref là je repense forcément à Serge Lutens, plus de 20 ans en arrière...

    http://penninakoptiev.blogspot.fr/

    SOURCE : PENNINAKOPTIEV

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    1. J'ai été voir l'article que tu cites dans le commentaire et on voit vraiment un côté très félin, bien différent de maintenant, mais chaque marque évolue et tente de "ressembler" à notre univers moderne. Je ne connais pas bien Serge Lutens, mais la ressemblance est importante niveau visuel !

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Papote !

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